François Simon croît en la victoire de la gauche

Publié le par gk

François Simon, conseiller municipal et figure de la gauche toulousaine, analyse sur son blog http://francois-simon.over-blog.com/ les forces en présence à droite comme à gauche. (texte du 7 septembre 2007)
 
"Cette fois-ci les joutes municipales toulousaines ont débuté.
A la droite, la situation semble se dégager. L’ancien maire Philippe Douste-Blazy ne fait plus recette dans les milieux libéraux. Maire de Toulouse, il n’en est plus question. Il a renié tous ses engagements et promesses à quatre sous. Comment la droite et une majorité de toulousains ont-ils pu le croire lorsqu’il disait ne vouloir se consacrer qu’à Toulouse ? La principale faiblesse des carriéristes est l’accumulation des propos mensongers. Un homme qui trébuche peut croire qu’il évitera de tomber en accélérant ses pas, accélérant ainsi la chute finale inéluctable. De même, le tricheur politique accélère sa perte avec des mensonges de plus en plus grossiers. Alea jacta est ! Sera-t-il encore candidat à la présidence de l’agglomération ? L’hommage du vice à la vertu ? Rien n’est moins sûr.
Quant au retour de Dominique Baudis, du style « vite, reviens, sauve nous », chaque jour nous éloigne de cette farce tragique. Le retour de l’homme providentiel, qui affirma avoir épuisé le plaisir de gérer notre ville, serait inconvenant pour la dignité de notre ville. Comment imaginer ce retour pathétique, porté tout à la fois par le désir d’un adoubement électoral effaçant la blessure des accusations qui lui furent lancées, et dans le même temps de sauveur suprême de la droite menacée d’une débâcle prévisible à la suite de la platitude de la gestion de la ville depuis de nombreuses années ?
Semble donc rester Moudenc, « par défaut ». Pourtant, la défection de deux membres de sa direction, préférant les cieux parisiens, montrent à quel point les élites libérales préfèrent quitter le bateau qui prend l’eau. Fluctuat et mergitur… Nous sommes loin des perspectives parisiennes..
 
Alors la gauche, enfin ?
Jamais, depuis 1971, et le boulevard laissé alors à Pierre Baudis, la droite n’a paru aussi usée.
1971 fut le passage de témoin d’un maire socialiste engagé depuis 1959 dans une alliance contre nature avec Pierre Baudis, justement l’élu de droite qui construisit patiemment son réseau de l’intérieur pour battre la gauche dans la foulée de l’après Mai 1968. La division de l’ensemble de la gauche fit déjà ses ravages.
1977, ce fut l’arnaque de la sectorisation de la ville par Charles Pasqua. Ce découpage sur mesure permit à la droite de gagner par secteurs malgré une défaite absolue en voix. Cette véritable escroquerie électorale resta sans conséquence et, depuis lors, à aucun moment, ni la droite, ni la gauche gouvernementale n’ont jamais osé mettre en place de véritables mairies d’arrondissement dans une ville de 400 000 habitants.
1983, 1989, 1995, ce fut la saga des années Baudis. Un maire « people », comme on ne le disait pas encore, jeune, beau et communicant. Une gauche perdue, éperdue, sans véritable leader, ni projet. Bref un échec systématique dès le premier tour !
2001, ce fut le réveil de la gauche. Baudis parti physiquement, mais adoubant « son frère d’arme », Philippe Douste-Blazy, la gauche réussit de tourner en tête à l’issue du premier tour. Peur de gagner, peur d’une véritable victoire à gauche, peur de la diversité assumée de notre ville, toujours est-il que la droite de mobilisa alors que l’ensemble de la gauche ne le fit pas. La droite repassa, vainqueur et ébranlée.
2008, la gauche enfin ?
Sans doute, probablement ! Oui, mais quelle gauche, pour quel projet ?  "

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