Gérard Onesta (Les Verts) : "Je ne dis pas non à Toulouse"

Publié le par gk

Article publié dans la Dépêche du Midi du 3 octobre 2007

Le vice-président du Parlement européen approché pour les élections municipales.
Pour lui, tous les scénarios sont envisageables
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Député européen, vice-président du Parlement européen, Gérard Onesta (Les Verts) n'est pas insensible au chant des sirènes toulousaines, qu'elles émanent des écologistes ou du Parti socialiste qui l'ont récemment approché. Mais selon le parlementaire, qui avait réalisé à Toulouse le meilleur score des Verts aux dernières élections européennes, tous les scénarios sont envisageables. Sa place sur une liste d'union de la gauche est « une hypothèse parmi d'autres ». Selon lui, « un signal fort au niveau national pourrait commencer à Toulouse ».

On parle beaucoup de vous, actuellement à Toulouse. Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Je ne suis pas une trajectoire personnelle, je m'inscris dans la stratégie des Verts. Après les présidentielles et les législatives, nous allons aborder des modes de scrutin qui peuvent nous être très favorables. L'intérêt des Verts, c'est d'être visible, d'autant que nos thèmes sont au centre du jeu politique. Historiquement, le curseur est en est train de changer et des questions se posent : comment par endroits parvenir à des dynamiques d'union avec l'ensemble de la gauche, le PS, le PRG et le PCF ? Faut-il faire l'union en laissant notre électorat en jachère ? Le contexte est complexe, d'autant qu'à l'exception de l'UMP, toutes les forces politiques sont en reconstruction.

Comment analysez-vous la situation toulousaine ?

Lorsque j'ai mené une liste dans le secteur pour les Européennes, j'ai réalisé le meilleur score de France des Verts alors qu'il y avait vingt listes. C'est sur le même secteur que le Parti socialiste et l'UDF ont réalisé leurs meilleures performances. Pour les municipales, il y aura beaucoup moins de listes et je crois qu'une équation Onesta peut fonctionner. A Toulouse, il existe deux types d'électorat : ceux qui veulent donner une prime aux gros bosseurs et j'estime ne pas avoir le pire des profils ; et il y a les électeurs qui aiment ceux qui prennent des risques, qui incarnent la rupture. Là aussi, j'ai montré que je savais me servir de mon mandat d'élu pour faire avancer les choses, par exemple en fauchant un demi-pied de maïs transgénique. Je suis un peu à la jonction de ces deux mouvances. Et je crois que les Verts et les socialistes toulousains en sont conscients. Mais une stratégie, ça se décide à plusieurs, on va en discuter et une décision sera prise en décembre.

Quels sont les scénarios envisageables ?

Toutes les possibilités sont sur la table : je pourrais conduire une liste écologiste autonome au premier tour comme intégrer une liste d'union de la gauche à une Xème place. Il existe une troisième option, c'est la tête de liste. Le PS ne doit pas laisser le créneau de l'ouverture et du changement à Nicolas Sarkozy. Pourquoi les Verts seraient-ils tout le temps derrière ? Ça vaut pour Toulouse et ailleurs : entre le PS, les Verts, le PRG et le PCF, il faut trouver les bonnes personnes au bon endroit. Par exemple, la tête de liste pour la mairie de Ramonville, laissée libre par Pierre Cohen, pourrait être donnée à un Vert. Et puis il n'y a pas que les villes, il y aussi les communautés de communes, d'agglomération… Il faut mettre toutes ces options sur la table et être ouverts d'esprit. Si on discute dans ce cadre-là, je ne dis pas non.

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