La position des candidats sur les questions liées aux LGBT

Publié le par gk

L'association Arc en Ciel organisait lundi 21 janvier une réunion publique sur la question des lesbiennes, des gays, des bis et des transexuels, en présence de M. Moudenc, M. Forget, M. Cohen, M. Lalanne (représentant de François Simon), Mme Martin et Mme Torremocha (tête de liste de Lutte Ouvrière). Il y avait du monde à ce débat, de nombreuses associations, des miliitants de partis politiques, mais aussi de simples curieux. Première rencontre de ce genre entre les candidats, (seul celui du FN manquait à l'appel), la réunion s'est déroulée dans une ambiance plutôt bonne-enfant.
Sandra Torremocha s'est déclarée "candidate des travailleurs, dont beaucoup sont victimes de discriminations, en matière de santé, de logement ou d'homophobie". M. Moudenc a défendu son "attachement à la diversité" et a pour ambition que Toulouse devienne "la ville la plus gay-friendly de France". Pierre Cohen a fait savoir que s'il était élu, il créerait "un centre LGBT", question principale de la soirée. Tous les candidats y sont en effet favorable. La candidate de la LCR, Myriam Martin fait de la "lutte contre les discriminations une priorité" et est "favorable à la création d'une maison LGBT". Elle a décris ce lieu comme un centre d'information, avec des juristes, mais aussi un lieu d'accueil, d'écoute de personnes en détresse. M. Forget a dis que "l'élu a les pouvoirs pour pouvoir lutter contre les discriminations",  souhaitant  la création "d'un lieu qui permet d'aller dehors", de ne pas être reclus sur lui même. Au tour de Pascal Lalanne, celui ci a précisé qu'un des cinq grands pilliers du programme de l'Autre liste était la lutte contre les discriminations. 
Ce fut ensuite au tour de la salle de poser des questions aux candidats, notamment sur la création d'une cérémonie pour le PACS,se demandant aussi quelle serait l'ambition de la Marche des Fiertés, ou sur la manière dont les candidats comptent travailler avec les associations.
En ce qui concerne le PACS, Jean-Luc Moudenc s'est déclaré "choqué que les cérémonies aient lieu au TGI" et s'est donc dis "favorable à ce que ce soit à la mairie", comme tous les autres candidats. Jean-Luc Forget a quant à lui concédé qu'il ne dispose pas "du kit génial qui règle les problèmes de la ville. On a des idées, mais on doit surtout réflechir sur la manière dont on va travailler", précisant qu'il voyait les associations comme "des partenaires", manière de dire que c'est à elles de définir les fonctions d'une maison LGBT. 
M. Cohen souhaite que la Marche des Fiertés finisse "au Capitole", afin de lui donner un plus grand retentissement. M. Lalanne a par ailleurs précisé que François Simon propose "une maison des homosexualités, un centre LGBT" et qu'il fallait réfléchir sur "des projets complémentaires". Il a prôné également "l'ouverture à tous de maisons de quartiers" pour les habitants, qui disposeraient d'un budget municipal pour monter des projets. 
Puis, il y eut, comme le souligna Pierre Cohen, un "moment d'émotion", quand un monsieur raconta l'homophobie dont il était victime de la part de son voisin depuis plus de deux ans. Il a porté plainte mais cela n'a rien changé, les menaces continuant, le voisin ayant eu juste "400 euros d'amende"... 
Ensuite, le débat s'est orienté sur le destin de l'hopital La Grave, le maire se défendant de vouloir en faire un hôtel, et s'engageant au maintien du centre de dépistage gratuit. Le candidat socialiste,lui, conçoit ce lieu comme "le point de départ d'un projet de santé, de prévention et de lutte contre la précarité". Myriam Martin a quant à elle precisé que "La Grave est le symbole d'un service public pour les exclus" et que ce lieu ne doit pas devenir autre chose. M. Forget le voit comme "un lieu chargé d'histoire, de culture" tout en soulignant qu'un "centre de dépistage gratuit ne doit pas sortir du centre ville". 
Finalement, on peut dire que tous les candidats se sont engager à créer un centre , ou une maison LGBT le plus vite possible, même si leurs projets sont parfois un peu flous. La Grave conservera son centre de dépistage, et la lutte contre l'homophobie sera accentuée. Le mot de la fin revient à Didier Gentil, organisateur de la réunion, soulignant que celle-ci a permis de "remettre l'humain au centre de la société. On parle d'amour, et on a parfois tendance àl'oublier". Il a également demandé aux candidats de faire bien apparaître leurs positions sur leurs tracts publics et a conclu en disant que "l'attitude vis à vis de ces questions montre bien les valeurs des uns ou des autres". Et oui, hier, l'humain était au centre de la société : espérons que les candidats et le futur maire ne l'oublieront pas, car on l'a senti hier, les associations sont prêtes (et ce depuis fort longtemps...) à mener des projets, il suffit juste de la volonté...politique.  

Pour en savoir plus sur Arc en Ciel : http://www.arc-en-ciel-toulouse.com/

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Le Petit Grognard 22/01/2008 17:01

merci pour ce compte rendu. Un de mes lecteurs m'a envoyé un mail car il était là-bas. Je vais le publier et le mettre en parallèle avec le tien.