Débats à l'université du Mirail : acte 1, M. Forget (MoDem)

Publié le par gk

En ce mercredi 20 février, s'est déroulé pour la première fois un débat politique à l'université en rapport avec la campagne électorale. L'association Liberta Fac, fraîchement crée, dont la revendication première est d'être contre le blocage des universités, a organisé quatre débats sur le thème suivant : université et vie étudiante : quelle université dans la ville ? Quelle implication de la ville pour l'université ?  
Le premier à participer était donc Jean-Luc Forget, candidat du MoDem (et seule tête de liste à venir en personne). L'assemblée, il faut le dire, n'était pas très nombreuses-une vingtaine de personnes-, la population universitaire n'était visiblement pas informée de l'organisation de ce débat (pourtant des affiches avaient été collées, mais certaines ont été arrachées). Il y avait donc une pognée d'étudiants, quelques militants de M. Forget, mais aussi Jean-Marie Pailler et Pierre Soubias, tous deux professeurs à l'université et colistiers, ainsi que Jacques Delmas, lui aussi colistier.

M. Forget a commencé par exposer les grandes lignes de son projet, et également sa démarche, celle de "rendre le pouvoir aux personnes". Il a donc largement insisté sur la démocratie locale, et a exposé les priorités de son programme, le transport, la solidarité et donc, la démocratie dans la ville. Concernant le thème du jour, M. Forget l'a introduit en posant les questions suivantes : "Comment la ville utilise-t-elle les universités pour valoriser les échanges internationaux ? Quelles sont les perspectives pour se valoriser mutuellement ? Comment répondre aux préoccupations des étudiants ?" 
"Nous souhaiterions que les étudiants soient mieux accueillis par la ville", a-t-il expliqué. Pour cela, il  souhaite créer une maison des universités, qui serait un regroupement d'informations sur le logement, la vie étudiante, et sur les aides sociales disponibles pour les étudiants.

En réponse à une question d'un jeune homme qui demandait "Quelle est votre position sur le Grand contournement ? ", M. Forget s'est réaffirmé "hostile" à l'égard de ce projet, précisant qu'il entrainerait une diminution de la fréquentation de l'actuelle rocade de 7 à 10 % seulement. 
Jean-Luc Forget a également expliqué sa position sur le prix du ticket de métro. Pour lui, celui-ci doit être gratuit pour les mineurs, et également gratuit "pour les étudiants en situation de précarité". Il a aussi déclaré vouloir faire une "carte citoyenne", carte qui intègrerait les transports et l'accès à des lieux culturels. Cette carte serait gratuite pour les personnes en situation de précarité. Ainsi, selon lui, ce n'est pas la catégorie d'âge qui compte, pour l'accès à la gratuité, c'est "la situation réelle" de la personne, autrement dit, les revenus. 

Il a ensuite insisté sur le rôle que peut avoir l'étudiant pour avoir une ville plus solidaire, en aidant par exemple quotidiennement une personne âgée. En contrepartie celui ci receverait une indemnité financière.
Puis, le candidat du MoDem a exprimé son souhait de "vivifier les quartiers", pour que la fête n'ait pas lieu uniquement au centre ville. Jean-Marie Pailler précise  que le but d'une municipalité n'est pas d'organiser des fêtes de quartiers, car celles-ci existent, mais "de coordonner, de faire circuler l'information". Le MoDem souhaite aussi créer une maison des sciences, pour accueillir les checheurs, les scientifiques.

Puis, Jean-Luc Forget s'est dit favorable à la tenue de Conseils municipaux plus fréquents, qui soient publics : "Ils peuvent retransmis à la télévision, à la radio ou sur internet". Pierre Soubias est alors intervenu pour dénoncer une politique toulousaine encore trop "clintéliste", précisant que "Toulouse n'est plus un village !". A une question concernant le blocage de l'université, M. Forget a quelque peu évité la question, se contentant de dire que "le projet, tel qu'il était présenté , ne pouvait qu'être source de conflits". 
Puis, un étudiant se revandiquant syndicaliste a pris la parole, reprochant au MoDem de n'être que "le cadavre moribond de l'ancien UDF". Le candidat à la mairie de Toulouse a rétorqué que "le MoDem n'est pas l'ancienne UDF moribonde" celui-ci étant parti du côté de l'UMP. "Le MoDem est quelque chose de nouveau", a-t-il poursuivi.
 
Un étudiant s'est outré de l'envoi de CRS sur le campus (au lieu de policiers municipaux) la semaine dernière, suite à des agressions. M. Forget a répondu : "je ne conçois pas l'accueil par les CRS ou par des cars de police. Les forces de police ne savent plus communiquer". 
Enfin, une question a été posée concernant la relation qu'il pouvait y avoir entre les universités et la municipalité pour la politique culturelle de la ville.  M. Forget a déclaré que la municipalité doit coordonner la politique culturelle, dans laquelle "l'université doit jouer son rôle". Jacme Delmas, renchérit, en déclarant qu'un évènement comme la semaine occitane, organisée à l'Université, pouvait très bien avoir un relais dans la ville. 

Finalement, bien que peu suivi, ce débat fut intéréssant. Jeudi 21 février, c'est la liste Debout de la LCR-Motivé(e)s qui prendra place dans l'amphi 2, entre 12 h30 et 14h00, avec comme représentant Joël Lécussan. Puis le 4 mars, ce sera Nicole Beloubet pour le PS, et le 5 mars, Arnaud Murgia, colistier de Jean-Luc Moudenc. A signaler que l'Autre liste de François Simon a décliné l'invitation de Liberta Fac.

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Pinocchio 20/02/2008 20:38

Merci pour ce compte-rendu. Je relaye l'info sur mon blog.

xavier 20/02/2008 18:52

Merci pour le compte rendu. A noter que M. Simon a refusé l'invitation car Libertafac s'était prononcé... contre les blocages des universités. Y en a qui n'aime pas le débat apparement. Ou uniquement avec des gens qui ont la même opinion.