Quel avenir pour la droite, le centre et la gauche de la gauche ?

Publié le par gk

La défaite fait toujours mal, personne ne dira le contraire, il n'y avait qu'à voir l'attitude de Jean-Luc Moudenc lors de sa déclaration, il était au bord des larmes. C'est un coup dur pour le maire sortant, qui qualifiait cette élection de "mission de ma vie" (le Monde du 14/03). Et l'avenir paraît sombre pour le maire déchû. 

Déjà hier, dans son propre camp, des critiques pleuvaient à son encontre ou sur la gestion de la campagne. Serge Didier confiait sur TLT "on est parti trop tard", et proposait Laurent Cuzacq comme futur leader de la droite toulousaine ! La droite, 37 ans après, se retrouve dans l'opposition et va certainement régler ses comptes en famille. Jean-Luc Moudenc, Florence Baudis, Christian Reynal, René Bouscatel, François de Veyrinas, Serge Didier, François Chollet, Danièle Damin, Marie Deque, Roger Atsarias, Chantal Dounot-Soubraques et Elisabeth Toutut en seront les représentants au Conseil municipal. Pour d'autres, comme Marie-Françoise Mendez, Yvette Benayoun-Nakache ou Robert Gély, la situation est particulière. Ces personnalités de gauche avaient choisi de rallier M. Moudenc. Pierre Cohen ne fera pas de différence : "pour moi, ils font partie de l'opposition" (Fr3), a-t-il dit. 

Quant au MoDem, sa stratégie ne lui rapporte que trois élus, Jean-Luc Forget, Malika Aradj et Jean-Luc Lagleize. Se profilent des élections fédérales hautes en couleur, en avril, pour élir le président du MoDem 31. Le Mouvement Démocrate toulousain apparaît aujourd'hui divisé, et nul ne sait si la fin des élections municipales vont appaiser les tensions. Mme Husson-Barnier, présidente suspendue, essaiera sûrement de refaire surface. M. Forget sera-t-il intéressé par le poste ? Que deviendront les partisans de Charges Urgell ? Une chose est certaine, les débats vont être houleux ! 
On l'a compris, ces deux courants vont devoir se reconstruire (pour l'UMP), ou poursuivre leur construction (pour le MoDem). 

Quant à la gauche de la gauche, la LCR a fait part de sa satisfaction au sujet du résultat, tout en disant qu'elle serait vigilente sur les projets qui lui tiennent à coeur, comme le logement, le GPV, la gratuité des transports... Bien ancrée à Toulouse, la LCR cherchera à peser dans le débat municipal.
Pour François Simon, une page se tourne. Il l'avait déclaré dès le mois de décembre, la campagne qu'il a mené avec l'autre liste est sa dernière. Pour autant, il paraît certain que le médecin du quartier Saint Cyprien gardera un oeil attentif sur la vie politique toulousaine, et peut-être Pierre Cohen lui confiera-t-il des missions de travail. On le voit mal rester spectateur.  

Une page se tourne donc, avec l'arrivée de la gauche au Capitole, et tout l'échiquier politique local s'en trouve modifié... pour le plus grand plaisir des vainqueurs.


Pour voir les nouveaux conseillers municipaux : http://elections2008.interieur.gouv.fr/MN2008/031/031555.html

Publié dans Enjeux

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Le Petit Grognard 17/03/2008 15:11

de rien ;-)

Gabriel 17/03/2008 14:48

Oui, j'ai modifié !

Le Petit Grognard 17/03/2008 14:45

3 élus ! tu oublies JL Lagleize à moins que la préf se soit plantée :
http://elections2008.interieur.gouv.fr/MN2008/031/031555.html

"Que deviendront les partisans de Charges Urgell ?" Euh là il ne faut pas faire du "melrose place". M. Urgell n'a aucun partisan et il n'en a jms eu... Il n'a jms été très crédible.