Vendredi 14 mars 2008

Environ 2 000 personnes sont venues soutenir la liste emmenée par Jean-Luc Moudenc, jeudi soir, salle Jean Mermoz. Dans un premier temps, Fabien Pelous assurait l'animation, jusqu'à l'arrivée des colistiers accompagnés d'une musique retentissante, puis de Jean-Luc Moudenc, Jean-Luc Forget et Yvette Benayoun-Nakache, qui ont serré des mains à tout va pendant une dizaine de minutes sur un rythme disco. 

C'est d'abord le nouveau n°3 de la liste, M. Forget (MoDem), qui a prononcé un discours. "Nous sommes là pour Toulouse, pour l'avenir de cette ville", a-t-il dit. Il est revenu sur sa campagne, qu'il a qualifié comme "un moment où l'on peut et l'on doit faire part de nos inquiétudes". Il poursuit : "L'inquiétude est nécessaire à l'action. (...) Pouvions nous demeurer spectateur d'un constat ? Cela n'aurait pas été responsable. Cela n'aurait pas été à la mesure de notre ville".  Au sujet de la fusion, intervenue mardi, il déclare : "Jean-Luc Moudenc a accueilli. Nous sommes accueillis avec nos propositions. Nous sommes aujourd'hui dans l'addition des énergies", tout en affirmant : "je ne suis pas un mercenaire".
 
Il a ensuite développé les points sur lesquels le MoDem devra travailler. " La mairie peut être plus accueillante pour les entreprises", dit-il, en émettant l'idée de la création d'un guichet unique. Au sujet des transports, "nous avons dit qu'avant de dessiner, il fallait organiser les Etats Généraux de la mobilité ", proposition acceptée par M. Moudenc. Quant à la démocratie locale, il plaide pour "des lieux dédiés à l'écoute. Ce n'est pas perdre du temps que de prendre le temps de bien décider". Moins critique vis à vis du maire sortant que pendant le reste de la campagne, il déclare à son propos : "Toulouse est gouvernée, gérée sainement (...). Ensemble, avec nos différences et avec nos complémentarités, nous allons, nous avons le devoir, de faire gagner Toulouse".

C'est au tour de Jean-Luc Moudenc de prendre la parole. Il se montre tout de suite critique à l'égard de Pierre Cohen : "nous avons noter l'impossible rassemblement dans le camp adverse", dit-il. Il s'est dit sastisfait de mener "une équipe composée de femmes et hommes aux parcours divers mais qui se sont engagés à jouer une partition, celle de "Toulouse pour tous" ". Fier du résultat du 9 mars, il déclare : "Dimanche dernier, nous sommes arrivés en tête, (...), ce n'est pas ce qu'annonçaient les sondages !".  

Il est lui aussi revenu sur l'intégration de huit membres du MoDem dans la liste : "Nous avons décidé de mettre en commun nos projets pour mettre plus de force dans l'engagement au service des toulousains". Il poursuit : "La diversité, c'est ce qui nous différencie de nos concurrents", et déclare de Cohen : "il veut gouverner seul, tout seul. Il ne veut discuter avec personne" et continue : "Chaque fois que Monsieur Cohen essaie d'expliquer son programme, les Toulousains comprennent que ça serait davantage d'impôts et donc, une baisse du pouvoir d'achat". 

Puis, il a parlé de la jeunesse : "notre équipe comprends de nombreux jeunes talents, qui représenteront les étudiants et la jeunesse, et du développement durable : "tout le monde se préoccupe du développement durable. Avec près de 200 jardins dans Toulouse, je me dis que nous avons su anticiper". Il s'est également félicité que l'agglomération crée 10 000 emplois : "c'est l'exploit que nous réussissons à Toulouse depuis une dizaine d'années", et en a profité pour critiquer à nouveau son adversaire. "Monsieur Cohen n'est pas crédible lorsqu'il parle de création, d'ambition et de développement d'emplois". 

Son projet, Jean-Luc Moudenc le résume de la sorte : "Osons l'ambition", soulignant la candidature de Toulouse pour devenir capitale européenne de la culture en 2013, "ce qui serait une opportunité unique", renchérit-il. Il conclut : "pour toutes ces raisons-là, ne nous trompons pas ! (...) Osons l'ambition, osons l'avenir, osons aller plus loin ensemble, et vive Toulouse". La musique reprend, et l'assistance quitte peu à peu la salle, visiblement satisfaite.
 

par gk publié dans : Infos
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Jeudi 13 mars 2008
Mercredi soir, environ six-cent personnes ont assisté à la dernière réunion publique organisée par la liste "Toulouse rassemblée", trois jours avant le second tour. La soirée s'est déroulée en deux temps : d'abord, François Briançon, le directeur de campagne, s'est assuré de l'animation, en faisant intervenir des soutiens de Pierre Cohen, comme Pierre Izard, Martin Malvy, Claude Reynal ou Magyd Cherfi. 

Puis, après cela, le candidat à la mairie de Toulouse a commencé son discours. Serein, il a déclaré : "La victoire est à notre portée. Le contexte nous est favorable. 58% d'électeurs ont signifié leur mécontentement" vis à vis de la municipalité sortante. Il poursuit :"la droite a fait le plein". Il est revenu ensuite sur l'épisode des alliances, et notamment par rapport à l'Autre liste : "j'estimais manifester ma reconnaissance pour l'Autre liste" en proposant à François Simon une place, a-t-il dit. Pierre Cohen a précisé qu'il ne souhaitait pas leur donner six places, car il aurait trouvé injuste de se séparer de six colistiers unis dès le premier tour. François Simon a refusé l'offre. Cohen rajoute : "je le regrette et il garde toute mon estime". Il a expliqué également son refus de fusionner avec la liste de Myriam Martin, et a estimé, concernant les environs 12% d'électeurs de gauche qui n'ont pas voté pour lui au premier tour : "notre programme répond à leurs demandes", en citant notamment les projets de remunicipalisation de l'eau, de démocratie locale, les efforts pour le logement et les projets culturels.
 
Il a tancé au passage son adversaire Jean-Luc Moudenc en brandissant un tract qui suggère une augmentation des impôts avec l'arrivée de Pierre Cohen. Il s'exclame : "Notre programme est ambitieux et réalisable sans augmentation d'impôts !". 

Revenant aussi sur l'alliance de Jean-Luc Forget à Jean-Luc Moudenc, il déclare : "Je ne suis pas de ceux qui négocient dans l'obscurité (..)". Lorsque l'entrevue avec le candidat du MoDem se terminait, Cohen  raconte, "je lui ai demandé : vous allez voir Moudenc après ? Il a rougi, et là, j'ai compris." 
Il conclut : "l'
appât du pouvoir ne justifie pas tout !". 

"Nous sommes vraiment la liste du changement !", clame-t-il, "la liste unitaire, c'est nous", conclut-il se félicitant à nouveau d'avoir su réunir le PS, le PCF, les Verts, le PRG, le MRC, et des personnes issues de la société civile dans sa liste. Son discours s'achève, et l'assistance crie et répète : "Toulouse à gauche, en 2008 ! (bis)".  

par gk publié dans : Infos
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