Quand la campagne s'enlise
Tout avait si bien commencé ! Voilà comment on pourrait intituler cette campagne toulousaine. Car depuis quelques temps, il faut bien l'avouer, le débat est devenu moins passionnant. Suffit-il de sortir sa liste et son programme pour satisfaire l'électorat toulousain ? Serait-ce cela, une campagne municipale dans la quatrième ville de France ? J'ose espérer que non, et il est encore temps de réagir, à 32 jours du premier tour.
Pourtant, les premières semaines annonçaient une campagne vivifiante, chaque candidat se démarquant par des propositions propres, des stratégies différentes. Seulement, la phase d'échanges que de nombreux toulousains attendaient tarde à venir. Certes, le débat organisé par Arc en Ciel sur les questions liées aux LBGT a été une réussite, et lançait remarquablement cette période. S'en est suivit la première république des blogs sur les transports où chaque candidat a pu faire part de son projet à ce sujet. Puis, samedi 2 février un débat qui avait lieu sur les ondes de France Culture a déçu, tant dans son style, un peu coincé il faut le dire, que dans le fond... où pas grand chose n'a été à signaler, chacun se contantant de présenter les points principaux de leurs programmes. De plus, un candidat brillait par son absence, à savoir François Simon, dont les élites parisiennes n'ont pas jugé utile de le faire participer, et c'est dommage (même Jean-Luc Moudenc l'a signalé au cours de l'émission). Les candidats semblaient tendus et sentaient qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner.
Alors que cette période est faite pour que les candidats se révèlent eux, dans leur personnalité, ils ne l'ont pas fait. Et quand le feront-ils ? Il est important pour un habitant de connaître son futur maire, et à travers un échange ou du moins des idées, on est susceptible d'entrevoir les valeurs qui l'anime.
Alors, mesdames et messieurs les candidats à la mairie de Toulouse, sortez de vos gonds, enrichissez le débat, car c'est à vous de lui apporter une teneur positive : celle du débat de fond, encore et toujours.
Une ville a besoin de se remettre en question, d' évoluer. Voici les points sur lesquels je trouve le débat de fond insuffisant :
- la démocratie dans la ville : si François Simon, Jean-Luc Forget et Myriam Martin en font une priorité, les autres candidats n'ont pas sortis de propositions très concrètes. Pourtant, la question, en elle même, l'est assez : qu'est-ce qu'être citoyen dans une ville comme Toulouse ?
- les banlieues : que faire pour modifier le cadre de vie dans certains quartiers : quels projets urbanistes ? Comment créer de la mixité sociale ? Quels projets culturels ? Tout ces questions, à ce jour, seuls Pierre Cohen, Jean-Luc Forget et François Simon en ont évoqué des réponses. On attend toujours celles de M. Moudenc, même s'il a évoqué le sujet en disant qu'il fallait plus de solidarité et plus de fermeté.
Bef, ces deux thèmes, qui englobent à eux deux des problématiques si diverses telles que le vivre ensemble, le logement, l'écologie, l'économie, les transports, la culture, l'éducation, me semblent insuffisament traitées et mériteraient de l'être beaucoup plus.
Or cette semaine, les ténors nationaux viennent à Toulouse. Olivier Besancenot vient en ce jour même pour soutenir la liste LCR-Motivé(e)s, mercredi, ce sera au tour du troisième homme de la présidentielle, François Bayrou de soutenir son ami Jean-Luc Forget au cours d'une réunion publique. Vendredi, ce sera Bertrand Delanoë qui viendra à son tour pour au près de Pierre Cohen. Ces venues seront très médiatisées et seront un moyen pour que les toulousains s'intéressent davantage à la campagne, et c'est aussi une occasion inouïe pour réinsérer ces questions centrales au coeur de la campagne.
Pourtant, les premières semaines annonçaient une campagne vivifiante, chaque candidat se démarquant par des propositions propres, des stratégies différentes. Seulement, la phase d'échanges que de nombreux toulousains attendaient tarde à venir. Certes, le débat organisé par Arc en Ciel sur les questions liées aux LBGT a été une réussite, et lançait remarquablement cette période. S'en est suivit la première république des blogs sur les transports où chaque candidat a pu faire part de son projet à ce sujet. Puis, samedi 2 février un débat qui avait lieu sur les ondes de France Culture a déçu, tant dans son style, un peu coincé il faut le dire, que dans le fond... où pas grand chose n'a été à signaler, chacun se contantant de présenter les points principaux de leurs programmes. De plus, un candidat brillait par son absence, à savoir François Simon, dont les élites parisiennes n'ont pas jugé utile de le faire participer, et c'est dommage (même Jean-Luc Moudenc l'a signalé au cours de l'émission). Les candidats semblaient tendus et sentaient qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner.
Alors que cette période est faite pour que les candidats se révèlent eux, dans leur personnalité, ils ne l'ont pas fait. Et quand le feront-ils ? Il est important pour un habitant de connaître son futur maire, et à travers un échange ou du moins des idées, on est susceptible d'entrevoir les valeurs qui l'anime.
Alors, mesdames et messieurs les candidats à la mairie de Toulouse, sortez de vos gonds, enrichissez le débat, car c'est à vous de lui apporter une teneur positive : celle du débat de fond, encore et toujours.
Une ville a besoin de se remettre en question, d' évoluer. Voici les points sur lesquels je trouve le débat de fond insuffisant :
- la démocratie dans la ville : si François Simon, Jean-Luc Forget et Myriam Martin en font une priorité, les autres candidats n'ont pas sortis de propositions très concrètes. Pourtant, la question, en elle même, l'est assez : qu'est-ce qu'être citoyen dans une ville comme Toulouse ?
- les banlieues : que faire pour modifier le cadre de vie dans certains quartiers : quels projets urbanistes ? Comment créer de la mixité sociale ? Quels projets culturels ? Tout ces questions, à ce jour, seuls Pierre Cohen, Jean-Luc Forget et François Simon en ont évoqué des réponses. On attend toujours celles de M. Moudenc, même s'il a évoqué le sujet en disant qu'il fallait plus de solidarité et plus de fermeté.
Bef, ces deux thèmes, qui englobent à eux deux des problématiques si diverses telles que le vivre ensemble, le logement, l'écologie, l'économie, les transports, la culture, l'éducation, me semblent insuffisament traitées et mériteraient de l'être beaucoup plus.
Or cette semaine, les ténors nationaux viennent à Toulouse. Olivier Besancenot vient en ce jour même pour soutenir la liste LCR-Motivé(e)s, mercredi, ce sera au tour du troisième homme de la présidentielle, François Bayrou de soutenir son ami Jean-Luc Forget au cours d'une réunion publique. Vendredi, ce sera Bertrand Delanoë qui viendra à son tour pour au près de Pierre Cohen. Ces venues seront très médiatisées et seront un moyen pour que les toulousains s'intéressent davantage à la campagne, et c'est aussi une occasion inouïe pour réinsérer ces questions centrales au coeur de la campagne.
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