Compte-rendu de la réunion publique du MoDem

Publié le par gk

Mercredi 6 février s'est déroulée une réunion publique organisée par le MoDem à la salle Jean Mermoz, avec environ 500 personnes. Il y avait toutefois un absent de marque, puisque François Bayrou, pris d'un léger malaise était à l'hôpital et n'a pas pu se rendre à Toulouse. La déception se lisait sur le visage des militants, et du coup le contenu du meeting était quelque peu chamboulé. A la place du président du MoDem est intervenue Jacqueline Gourault, sénatrice du Loire et Cher, en guise d'introduction. Soulignant que "l'élection présidentielle a modifié les lignes", la bipolarisation de la politique devenant selon elle "complètement dépassée" et ajoutant que "s'il y a bien une élection où les clivages sont encores plus ténus, c'est l'élection municipale". Elle a ensuite rendu hommage à Jean-Luc Forget, rapportant les paroles de François Bayrou : "Jean-Luc Forget est un type bien". Celui-ci a alors pris la parole, et a fait un long discours.  

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 "Nous avons des choses à dire aux Toulousains. Nous voulons agir différemment pour notre ville. Nous avons construit un projet pour servir les Toulousains et les Toulousaines." Se décrivant comme un farouche opposant au cumul des mandats, il s'est aussi dit "fier de cette nouvelle équipe, compétente, cohérente. Vous ne les connaissez pas tous, mais le MoDem constitue une offre politique nouvelle". Puis, il a expliqué son choix d'accepter d'être tête de liste : "Pourquoi moi ? pourquoi ce risque, alors que des sièges confortables étaient prêts à m'accueillir ? J'aime les gens, et, ça n'est un secret pour personne, j'aime les défendre. Je crois en l'espoir raisonnable et constructeur qui s'est rassemblé derrière François Bayrou".  Il a ensuite décris Toulouse comme une ville à bout de souffle, soulignant toutefois qu'elle a "tous les atouts pour s'assurer un avenir optimiste". Il a aussi démontré que Toulouse était entrain de se faire doubler par Bordeaux dans de nombreux domaines, pour le TGV  ou la justice, par exemple. 

Il a critiqué ses concurrents directs, Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc. "Les uns veulent prendre Toulouse, le mot est significatif" soulignant le "danger" que représenterait une uniformité politique à la fois à la mairie, au conseil général et au conseil régional.  "Les autres veulent conserver Toulouse, le mot est aussi significatif. Prendre ou conserver Toulouse. Pour cela ils s'organisent, en de subtiles et savant dosages issus de débauchages, prêts à assumer toutes les contradictions (...) Et vous les trouvez saitisfaits, vous, les Toulousains par le choix qui leur est proposé, voire imposé, par les partis de droite et de gauche ? Vous pensez qu'ils en rêvaient de se choix ? (...) Nous ne voulons plus de ces habitudes de propriétaires, prendre ou conserver, qui ne sont pas dignes de notre ville et de la politique. Les politiques ne sont pas les propriétaires de la ville ". Jean-Luc Forget poursuit : "nous voulons redonner sens et efficacité à l'action du politique, et pour cela faire de la politique autrement, oui autrement. (...) Et la politique dans une ville, elle maîtrise quoi ? (...)La mobilité, la solidarité, la qualité de vie, voici les compétences du politique dans la ville. Et ce sont ces réponses qui feront passer Toulouse d'une agréable métropole régionale que nous aimons à une capitale européenne qui compte et que l'on n'oublie plus". 
Il a ensuite dressé un constat alarmant, soulignant l'impact négatif des rocades asphixiées, la précarité grandissante dans tous les quartiers, et l'insuffisance de l'action écologique. Il fait de la "mobilité" sa priorité, précisant que celle-ci amène à l'emploi, aux loisirs, donne de l'air à une ville. "Nous avons imposer ce débat. En réalité ce sont les Toulousains qui nous on fait part de l'urgence", appelant à la mise en place "d'états généraux de la mobilité pour réunir l'ensemble des intervenants". Il a donné plusieurs pistes, comme la "mise en place de tramways à la mesure des besoins", des lignes de bus supplémentaires et des pistes cyclables sécurisées.  

Puis il a fait par de son désir que la ville soit plus solidaire, insistant sur le fait que "la précarité s'est installée". "Nous devons créer des lieux d'accueil, d'écoute, d'attention" pour les plus démunis. Préférant utilisé le mot "compliqués" que "difficiles" pour les quartiers toulousains, car "il y a des solutions" : 
instaurer  des structures visant à la mixité sociale, garantir l'impartialité des moyens fournis par la mairie aux banlieues en font partie."Il faut que les politiques s'impliquent" dans ses quartiers, a déclaré le candidat du MoDem. 
Jean-Luc Forget a prôné une ville vivante, propre, mieux éclairée, pour garantir la qualité de vie de la ville. "La propreté et la lumière sont un facteur de sécurité." Il souhaite créer de nouveaux lieux de loisirs, de culture, "de nouveaux espaces de nature, des équipements sportifs". "Une ville joyeuse, qui respire, une ville enthousiaste, qui assure une véritable démocratie locale". Pour lui la démocratie dans une ville s'exerce en rendant des comptes, et en agissant de manière concertée avec les Toulousains, afin d'éviter "des erreurs financières et humaines", en citant l'exemple de la rue Alsace-Lorraine qui selon lui reflète parfaitement le manque de concertation avec les habitants de la mairie actuelle.  "La politique ne se réduit pas à de la com", conclue M. Forget, "nous avons besoin de vous tous". 

A la sortie de ce meeting, les gens étaient satisfaits par le discours de leur candidat, soulignant que là était l'essentiel. Par ailleurs, Jean-Luc Forget a précisé que François Bayrou viendrait avant le 6 mars, date du premier tour des élections municipales.

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Gabriel 10/02/2008 20:35

Désolé, mais je n'ai pas pu y aller, à mon grand regret ! Donc je ne pourrai pas livrer mon compte-rendu personnel cette fois-ci.

lum 10/02/2008 12:01

Et alors, le meeting avec Delanoë ?

Tu n'y étais pas ?

J'ai trouvé ça super. Tous ceux avec qui j'en ai parlé ont vraiment été conquis, par la réunion dans son ensemble, et par la prestation de Delanoë aussi.

On attend ton compte-rendu.
Je n'ai pas encore mon blog, même si je devrais en ouvrir un la semaine prochaine (marre de laisser des commentaires, autant faire des articles...)

Pinocchio 08/02/2008 06:46

Merci Gabriel de couvrir si bien l'actualité des municipales. J'ai trouvé la vidéo de Jacqueline. A bientôt.